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Un officier, deux fronts : comment un algorithme de Kharkiv est devenu un modèle pour Zaporijjia

Un officier du GUR sous le pseudonyme Toyota a développé l'opération « Pushkoriz » — une destruction systématique de l'artillerie russe dans la région de Belgorod, qui a stabilisé la région de Kharkiv à l'automne 2024. Il a ensuite appliqué la même logique de cette opération à Zaporizhzhia.

Oleg Bazylewicz

Par Oleg Bazylewicz

10 avril 2026 · 2 min de lecture

Un officier, deux fronts : comment un algorithme de Kharkiv est devenu un modèle pour Zaporijjia
Бійці (Ілюстративне фото: пресслужба ГУР)

Lorsqu'en septembre 2024, les unités de systèmes sans pilote du Département des opérations actives du GUR ont pénétré dans la région de Liptsi dans le Kharkiv, leur première mission n'était pas d'assaillir — mais d'observer. Les efforts de renseignement se sont concentrés sur un seul objectif : identifier l'artillerie qui causait alors les plus grands dégâts à l'infanterie ukrainienne.

Ce qui s'est ensuivi a reçu le nom « Pushkorizz » — et est devenu non pas une action ponctuelle, mais un algorithme systématique de destruction des systèmes d'artillerie sur le territoire de la Russie. Selon Liga.net, l'opération a été développée du début à la fin par un seul officier du Département des opérations actives du GUR portant le surnom Toyota.

« Pushkorizz » est devenu l'un des facteurs qui ont aidé à stabiliser la situation dans le Kharkiv à l'automne 2024 et a changé les approches de contrer l'artillerie russe sur ce secteur.

Liga.net, selon les paroles d'un officier du GUR

Des frappes situationnelles — à un système

Le changement fondamental décrit par Toyota est la transition de la logique « on a vu un canon, on a frappé » à la création d'une équipe interfonctionnelle avec un algorithme d'actions flexible. Les renseignements, les drones et les groupes de frappe ont commencé à fonctionner comme un seul organisme avec des rôles préalablement définis — au lieu d'une coordination situationnelle sous le feu.

C'est précisément cette flexibilité qui a permis de transférer le modèle vers un autre théâtre d'opérations. À l'été 2025, le même officier a lancé l'opération « Dronocide » dans le Zaporizhzhia — et, selon la même source, elle a permis de contenir la pression russe et de reprendre le contrôle du ciel sur ce secteur.

Pourquoi c'est important au-delà d'une seule opération

Les deux opérations illustrent un déficit structurel dont l'armée parle ouvertement : les décisions qui changent la situation au front dépendent souvent d'une ou deux personnes qui possèdent à la fois les connaissances et l'accès aux ressources. Élargir ces algorithmes entre les secteurs — c'est le véritable problème institutionnel que « Pushkorizz » n'a fait qu'indiquer, mais n'a pas résolu.

  • Opération « Pushkorizz » — destruction de l'artillerie russe dans la région de Belgorod, automne 2024, secteur de Kharkiv
  • Opération « Dronocide » — lutte contre les drones de combat russes, été 2025, secteur de Zaporizhzhia
  • Les deux développées par un officier du Département des opérations actives du GUR portant le surnom Toyota

Si l'algorithme se reproduit réellement entre les secteurs — la prochaine question n'est pas « fonctionnera-t-il », mais si le système aura le temps d'apprendre à reproduire de telles décisions sans dépendre d'une personne en particulier, tant que cette personne est encore en service.

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