6000 hrn — en dessous du seuil de pauvreté réel : pourquoi la pension de base est déjà obsolète avant son adoption
Le Cabinet propose une allocation de base garantie de 6 000 hryvnia, mais le seuil de pauvreté réel pour les retraités dépasse déjà cette somme. Le Parlement attend un projet de loi dans un mois — avec une contradiction intégrée en son sein.
Par Tetiana Suchkova-Ladik
10 juin 2026 · 2 min de lecture
Le président du comité parlementaire des finances, Danylo Hetmantcev, a annoncé que la Rada suprême attendait du Cabinet des ministres la version finale du projet de loi sur la réforme des retraites dans le mois. Le concept a déjà été présenté aux députés lors du conseil de coalition. L'élément central est une allocation de base garantie de 6 000 hryvnias pour chaque retraité, indépendamment de l'ancienneté.
Le problème que la réforme ne résout pas
Le chiffre de 6 000 hryvnias ne semble être un progrès que sur le papier. Le minimum vital réel pour les retraités aux prix de février 2025 s'élevait à 6 685,5 hryvnias — et était censé approcher les 7 000 hryvnias d'ici juin. En d'autres termes, la « garantie » proposée est déjà inférieure au minimum réel au moment de la publication du concept.
La retraite moyenne en Ukraine a augmenté à 6 410 hryvnias. Cependant, la majorité des retraités reçoivent moins que le minimum vital réel. L'allocation de base de 6 000 hryvnias ne corrige pas cette situation — elle la fige.
Ce que propose le modèle
Le gouvernement propose que la retraite soit composée de deux parties : la part de base, que financera l'État, et la part d'assurance, dont le montant dépendra de l'ancienneté professionnelle et des cotisations versées. De plus, le gouvernement propose de transférer progressivement les retraites spéciales vers un système de programmes de retraite professionnels et de développer l'épargne volontaire.
Lors du conseil de coalition, d'autres questions problématiques ont été soulevées : les retraites « élitistes » pour certains groupes professionnels et le montant de la contribution sociale unique.
Où il y a déjà des divergences
La position du comité et celle du Cabinet des ministres divergent sur le point fondamental : les parlementaires insistent pour relever la retraite minimale au niveau du minimum vital, et non aux 6 000 hryvnias hypothétiques proposés par le Cabinet, et pour éliminer complètement les retraites de clan.
« La réforme a tardé. Mais mieux vaut tard que jamais ».
Danylo Hetmantcev
La présidente du Comité de la Rada suprême de la politique sociale, Halyna Tretlakova, s'attend à ce que le coefficient de remplacement atteigne au moins 40 % du salaire. Actuellement, il est beaucoup plus bas.
Que se passera-t-il ensuite
Un mois avant le dépôt du projet de loi — c'est la date limite pour le Cabinet de répondre à une question précise : si l'allocation de base est indexée sur une somme fixe et non sur le minimum vital, existe-t-il un mécanisme d'examen automatique de cette somme en cas d'augmentation de l'inflation ? Si un tel mécanisme ne figure pas dans le texte — la réforme, au lieu de fournir une garantie, consolidera le retard pour des années à venir.